Béret Laulhère
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Béret Laulhère

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Manufacture Laulhère

Le béret béarnais Un rond de laine au coeur du Béarn

Un rond de laine, une silhouette reconnaissable entre toutes et, derrière cette apparente simplicité, toute une histoire pyrénéenne. Né pour protéger les bergers, façonné dans les ateliers du Béarn puis adopté par les artistes et les maisons de couture, le béret traverse les époques sans perdre ses racines. Pour découvrir son vrai visage, direction Nay, Oloron-Sainte-Marie et Pau.

Manufacture de béret Barnabé - Orthez
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Manufacture de béret Barnabé - Orthez

Le béret

Bien né dans les Pyrénées, solidement attaché au Béarn, le béret a le caractère souple mais l’allure bien affirmée.

L'âme Pyrénéenne

Il suffit parfois d’un objet très simple pour raconter tout un pays. Le béret en est la preuve. Souple, plat, sans bord, il accompagne depuis des générations la vie des Pyrénées.

On le porte pour se protéger, pour travailler, pour sortir. On le façonne d’un geste, on l’incline légèrement et, aussitôt, une allure se dessine.

Sous sa laine feutrée se mêlent les estives, les troupeaux, les ateliers et un certain tempérament béarnais. Authentique, pratique, élégant tout simplement.

Une histoire née dans les Pyrénées

Le béret puise ses racines au cœur du massif pyrénéen, et tout particulièrement en Béarn. Son nom vient d’ailleurs du béarnais « berret », qui désigne un bonnet de laine plat et sans bord.

À l’origine, pas question de mode ni de symbole national. Le béret répond à un besoin très concret. Les bergers et les paysans le portent pour affronter les caprices du climat. La laine feutrée tient chaud, laisse respirer, résiste et protège naturellement de la pluie. Elle abrite aussi du vent et du soleil. Le béret se plie, se glisse dans une poche et reprend sa forme lorsqu’on le pose sur la tête. Un objet simple, pensé pour le quotidien.

Au XIXᵉ siècle, ce savoir-faire pastoral entre dans les ateliers. Dès 1819, Nay devient l’un des grands berceaux de sa fabrication. Oloron-Sainte-Marie rejoint ensuite cette aventure manufacturière. Le tricotage, le feutrage et les finitions mobilisent des gestes précis, transmis au fil des générations.

De couvre-chef quotidien, le béret commence alors un long voyage. Il séduit les militaires, les artistes et les élégantes. Peu à peu, il devient l’un des symboles les plus reconnaissables de la France. Mais ici, ses racines restent bien visibles.

Béret basque ou béarnais ?

Voilà une question qui anime facilement les conversations à l’ouest et à l’est des Pyrénées-Atlantiques.

L’expression « béret basque » s’impose notamment grâce à la diffusion du couvre-chef au Pays basque et à la renommée touristique de Biarritz au XIXᵉ siècle.

Une légende raconte que Napoléon III aurait remarqué de nombreux habitants coiffés d’un béret lors de ses séjours sur la côte.
Pour autant, son nom, son usage traditionnel et son histoire industrielle l’ancrent profondément en Béarn.

L’écrivain et défenseur de la culture béarnaise Simin Palay le présente plus largement comme la coiffure traditionnelle des Gascons, des Béarnais et des Basques.
Le béret appartient donc à une culture pyrénéenne partagée, même si le Béarn tient une place essentielle dans son histoire.

Un détail permet aussi de distinguer les modèles : le béret béarnais affiche traditionnellement un diamètre plus large.
Il prend davantage ses aises sur la tête. Une manière discrète, peut-être, d’affirmer son caractère.

" Lo berret qu’ei bearnés ! "

(Le béret est béarnais)

Le dicton gascon le rappelle avec une belle assurance

Dans les ateliers La mémoire des gestes

Le béret ne naît pas en un seul mouvement. Avant d’arriver sur une tête, la laine traverse plusieurs étapes et passe entre de nombreuses mains.

À Oloron-Sainte-Marie, Laulhère perpétue depuis 1840 un savoir-faire historique, du tricotage jusqu’aux finitions. À Orthez, la Manufacture de bérets défend une production artisanale à taille humaine.

Plus à l’ouest, à Bayonne (Eh oui, capitale du Pays basque, nous ne sommes pas chauvins !), Le Béret Français ouvre les coulisses de sa fabrication lors de visites et propose même de personnaliser son modèle.

Chaque atelier cultive son identité. Tous partagent pourtant la même attention portée à la matière, à la forme et aux gestes. La laine est travaillée, feutrée et façonnée jusqu’à devenir cette pièce souple et dense que l’on reconnaît au premier regard. Derrière sa simplicité apparente, le béret concentre ainsi une histoire artisanale, industrielle et humaine.

À Nay Le béret raconte ses souvenirs

Pour remonter le fil de son histoire, poussez la porte du Musée du Béret à Nay.
Installé dans une ancienne fabrique, le lieu dévoile les étapes de fabrication grâce à des machines anciennes encore mises en mouvement.
Le bruit des mécanismes, la laine que l’on transforme et les gestes expliqués donnent vie au récit. On comprend alors que le béret ne se résume pas à une image traditionnelle. Il appartient à la mémoire ouvrière du Béarn autant qu’à celle des bergers pyrénéens.
La visite révèle le chemin parcouru par cet objet familier : né d’un besoin quotidien, fabriqué dans les vallées, puis porté bien au-delà des montagnes.
Avant de repartir, sachez que le musée du Béret est également le magasin d’usine Laulhère dont les ateliers sont situés à Oloron-Sainte-Marie. Les modèles et les couleurs se succèdent. On essaie, on compare, on ajuste. Car un béret se choisit autant qu’il s’apprivoise.

À chacun sa manière de le porter

Droit, incliné, avancé sur le front ou légèrement rejeté en arrière : le béret change d’allure selon la façon dont on le pose.
Porté droit et souple, il rappelle le couvre-chef populaire et traditionnel. Incliné sur le côté, il adopte une silhouette plus contemporaine. Tiré vers l’avant, il affirme davantage son caractère.

Posez-le assez bas, juste au-dessus des sourcils, puis façonnez doucement la laine. Une veste de travail, un manteau, une chemise, une maille confortable ou un jean suffisent. Sur sa terre d’origine, le béret ne cherche pas le déguisement.

Le bon geste reste celui qui vous ressemble. Chaque visage, chaque tempérament et chaque histoire lui donnent une forme différente. Un même couvre-chef, mille manières de se l’approprier.

De la montagne Aux maisons de couture

Le béret quitte depuis longtemps les seuls chemins des estives. Dès l’entre-deux-guerres, des créatrices comme Coco Chanel, Jeanne Lanvin ou Elsa Schiaparelli, s’inspirent des vêtements populaires et sportifs pour renouveler la silhouette féminine.
Christian Dior en fait ensuite un symbole de l’élégance française. La maison le réinterprète avec des voilettes, des perles, du cuir ou des détails contemporains. Certains modèles Dior sont même confiés aux ateliers béarnais Laulhère.

Brigitte Bardot, Catherine Deneuve ou Faye Dunaway le portent avant que Rihanna et Bella Hadid ne se l’approprient à leur tour. Tantôt chic, militaire, artistique ou urbain, le béret traverse les tendances avec une facilité déconcertante.
Il change de couleur et d’allure, mais conserve sa forme familière. Derrière les podiums et les images de mode, la laine et les savoir-faire béarnais ne sont jamais très loin.

Un petit morceau De Béarn

Le béret ne raconte pas seulement une manière de se couvrir la tête. Il parle d’un attachement à la terre, de gestes transmis et d’une élégance sans ostentation.
Il rappelle les pâturages pyrénéens comme les ateliers de Nay et d’Oloron-Sainte-Marie. Il accompagne la vie quotidienne avant de rejoindre les vitrines et les défilés. Il reste populaire tout en devenant une pièce de mode.
C’est peut-être là que réside sa singularité : être profondément enraciné tout en voyageant dans le monde entier.

Alors, lorsque vous poserez un véritable béret sur votre tête, prenez le temps de toucher sa laine et de trouver votre manière de le porter. Vous emporterez avec vous un objet utile, une silhouette intemporelle et un petit morceau de Béarn.

Nos adresses Pour découvrir le béret


Musée du béret Laulhère - Nay
Musée du Béret et magasin d’usine Laulhère Nay

Découvrez l’histoire de la fabrication du béret dans une ancienne fabrique, puis essayez les modèles proposés au magasin d’usine.

Place Saint-Roch
64800 Nay
Tél. : 05 59 61 91 70

Le Gantelet du Roy - Pau
Le Gantelet du Roy Pau

Cette boutique historique, située à proximité de la place Clemenceau, propose notamment une sélection de bérets Laulhère, dont le modèle « Authentique » décliné dans plusieurs coloris.

9 rue du Maréchal-Joffre
64000 Pau
Tél. : 05 59 27 52 21

Manufacture de bérets Barnabé - Orthez
Manufacture des bérets Barnabé Orthez

À Orthez, la Manufacture des Bérets fait vivre un savoir-faire emblématique du Béarn. Du fil de laine mérinos au béret fini, Léa et Sara perpétuent avec passion des gestes transmis depuis des siècles.

4 rue de l’Horloge
64300 Orthez
Tél. : 05 59 38 03 53

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